Ou comment puiser  dans ce qui nous entoure pour nourrir notre sentiment de gratitude

Avant d’écrire cet article, j’ai commencé par me livrer à un exercice intéressant. Je me suis accordé quelques minutes de recueillement pour me concentrer sur les battements de mon cœur et me poser la question suivante : de quoi puis-je être reconnaissante aujourd’hui ? La pyramide de Maslow m’est alors venue à l’esprit, celle que nous avions étudiée à l’école il y a me semble-t-il une éternité.

Tomber malade ou prendre conscience de notre bien-être de tous les jours

Au bas de la pyramide figurent nos besoins physiologiques. Je suis en bonne santé, j’ai un toit sur la tête, je peux manger ce qui se trouve dans mon réfrigérateur quand j’en ai envie : autant de raisons simples, mais légitimes d’éprouver de la gratitude. Nous n’y pensons certes pas souvent, car l’assouvissement de ces besoins nous paraît une évidence. Jusqu’au jour où une grippe nous cloue au lit sans nous laisser le moindre répit et où nous utilisons les dernières forces qui nous restent pour saisir le clavier de notre ordinateur et annuler les rendez-vous que nous avions prévus.

Nous reprenons alors conscience du bien-être que nous procure un corps en bonne santé, le fonctionnement harmonieux de l’ensemble de nos organes qui chaque jour sans faille assurent leur mission pour que nous puissions manger, travailler et dormir. Et c’est tout. Or, c’est déjà beaucoup plus que nous n’imaginons. Nous pensons en effet plus souvent à ce qui nous manque qu’à ce qui nous comble . Le bouddhisme désigne cette notion comme l’« attention ». Je peux donc déjà remercier mon corps pour ce cadeau qu’il m’a offert aujourd’hui.

Les besoins de sécurité se situent juste au-dessus. Ce sentiment me permet de ne pas vivre dans la crainte de persécutions ou de la mort. J’ai une maison, je peux mettre quelques bûches dans la cheminée lorsqu’il fait froid dehors ou que l’humidité me gêne. Et pourquoi ne pas m’offrir un peu de temps, m’installer sur le canapé et lire un bon livre, enveloppée dans une chaude couverture. Quel bonheur !

Et la suite, me direz-vous ? Ah, les fameux besoins sociaux. En tant qu’êtres humains, nous dépéririons si nous ne pouvions pas communiquer, échanger ou nous faire confiance. Par exemple, j’ai participé aujourd’hui à un événement professionnel − j’ai pu y rencontrer de nombreux contacts, notamment d’autres chefs d’entreprise qui réalisent des projets passionnants ; le sourire de mes enfants ; une discussion intéressante avec une collègue de travail. Là aussi, mes besoins ont aujourd’hui été largement comblés.

La liberté de décider : un luxe suprême

Au sommet de la pyramide se trouvent les besoins individuels et de réalisation de soi. Cela sonne un peu pompeux. Sortez les tambours et les trompettes ! A première vue, la réalisation de soi semble un luxe assez banal. Qu’est-ce que cela veut dire ? Avoir un poste à responsabilité dans une entreprise connue ? Pour un indépendant, se débattre chaque jour au milieu d‘une tonne d’obstacles afin de se rendre disponible pour des contrats qui au final ne viennent pas ?

Stop ! Rien à voir avec de la reconnaissance, au contraire. Tout n’est pas toujours facile, donc je me plains. Et si nous changions de perspective ? Depuis que je suis installée à mon compte il y a encore peu, j’ai pu découvrir et apprendre tant de nouvelles choses. Rencontrer des personnes intéressantes. Me dépasser. Surmonter mes doutes et mes peurs. Oui, pour tout cela aussi je suis profondément reconnaissante !

Si je passe en revue l’ensemble de ces points, il y a donc une foule de choses susceptibles chaque jour de nourrir ma reconnaissance. Parfois, nous n’avons juste pas conscience de ces cadeaux. Notre éducation nous a appris à résoudre des problèmes. Et parce que nous sommes constamment en train de le faire, les mêmes neurones interagissent en permanence – créant ainsi des habitudes, des suites d’actions bien rôdées. Chaque jour, nous devons nous efforcer de briser ces mécanismes.

Par exemple, en suivant cet exercice simple : prévoyez chaque soir cinq minutes. Passez en revue la journée et notez trois situations dans lesquelles vous avez ressenti de la gratitude. Il peut s’agir d’événements banals. Concentrez-vous ensuite sur les battements de votre cœur et commencez à ressentir ce qui se passe en vous.

La difficulté de prolonger les effets bénéfiques du sentiment de gratitude

C’est inhabituel. Même quelques minutes par jour, n’est-il pas vraiment difficile de retenir ce sentiment à l’intérieur de nous-même ? Le sentiment de reconnaissance ne nécessite pas une dépense d’énergie élevée. Il arrive plutôt sur la pointe des pieds. Il est subtil et délicat comme une brise chaude un jour d’été.

Je propose aussi un exercice de gratitude dans le cadre de ma formation de six semaines. Les participants doivent noter chaque jour trois choses qui ont suscité leur reconnaissance. Rien de très compliqué.

Certains ont pourtant des difficultés à tenir les cinq minutes de l’exercice. En effet, nous ne sommes simplement plus habitués à nous plonger dans ce sentiment. En se concentrant, certains parviendront peut-être à identifier ces trois choses. Beaucoup auront des difficultés à retenir ce sentiment à l’intérieur de leur cœur. Notre esprit est en effet sans cesse en alerte et s’immisce en permanence dans nos pensées.

En avez-vous déjà fait l’expérience ? Des pensées nous viennent, « Comment dois-je répondre à cet e-mail ? » ou « Pourquoi suis-je ici alors que je devrais plutôt être rentré chez moi » ou « Dépêche-toi de ranger avant que les autres membres de la famille ne rentrent à la maison ». Soyez rassurés : c’est tout à fait normal. Lorsque vous aurez fait cet exercice plusieurs fois, cela vous paraîtra plus simple. Vous ne vous laisserez plus distraire aussi facilement par votre voix intérieure. Et vous pourrez ressentir les bienfaits que cela vous apporte.

Car la simplicité de cet exercice dissimule des bénéfices encore plus grands : en l’utilisant de façon régulière, nous modifions notre attitude intérieure. Nous commençons à ne plus considérer uniquement le côté négatif de certaines situations, mais cherchons à prendre du recul au plus profond de notre esprit. Nous commençons à admirer à nouveau les nombreux petits rayons du soleil qui traversent chaque jour notre vie. Nous les laissons venir à nous et nous émouvoir au plus profond de notre être.

Pour revenir à notre point de départ, je ne considère pas la gratitude comme un étage de la pyramide de Maslow. Mais elle me fait de nouveau prendre pleinement conscience du bien-être qui est le mien. Je ne manque de rien d’essentiel. Je dispose réellement de tout ce dont j’ai besoin : cette situation me procure un profond sentiment de reconnaissance.

Je suis Sylvie Bueb

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